21 octobre 2015

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Ca y est, on y est, le 21 octobre 2015. Cette date qui m’a fait rêver toute mon enfance. Cette date emblématique du futur et qui sera demain le passé. Nom de Zeus…

A partir d’aujourd’hui, le retour vers le futur 2 n’aura plus jamais le même gout.

Heureusement qu’en 1989, Zemekis nous a fait rêver avec ce monde futuriste et ne nous a pas montré la réalité de ce qui nous attendait. L’espoir fait vivre, il valait mieux ne pas savoir…

Pourquoi vous finirez par acheter une Apple Watch

Comme bon geek que je suis et fan d’Apple de la première heure (je suis un peu né dans un mac), dès qu’un gros produit Apple sort, c’est un événement pour moi.

C’est surtout un événement pour toute l’industrie au regard de l’influence d’Apple. Dès lors, on peut lire des tonnes d’articles, des avis très divergents et même parfois passionnés. Concernant l’Apple Watch, on peut lire beaucoup d’articles qui « testent » la montre en s’attardant sur son autonomie, sa rapidité ou sur la qualité de son écran. Pourtant l’Apple Watch est bien plus qu’un produit technologique, c’est un « game changer », le début d’un tournant dans l’histoire de l’informatique. Elle incarne le premier objet connecté de « wearable technology » réellement abouti.

AppleWatch

Apple révolutionne non pas en créant des produits plus avancés technologiquement mais en réinventant la manière de les utiliser. L’expérience avec un produit Apple n’est pas la même et c’est principalement pour cette raison qu’Apple a le succès commercial qu’on connait.

Il y a eu des ordinateurs qui utilisaient la souris avant le Macintosh et c’est pourtant le Macintosh qui a révolutionné l’informatique en introduisant largement la souris (et un système d’exploitation à fenêtres) même si c’est Bill Gates qui en a profité avec Windows !
Il y a eu des baladeurs MP3 avant l’iPod, et pourtant c’est l’iPod qui a révolutionné le monde de la musique (notamment avec iTunes).
Il y a eu des smartphones avant l’iPhone et c’est pourtant l’iPhone qui a permis très largement aux gens d’utiliser ces fonctions « smart » et qui a changé totalement l’industrie de la téléphonie mobile et notre manière d’utiliser Internet (aujourd’hui majoritairement via un mobile).
Il y a eu des tablettes tactiles avant l’iPad : les tabletPC, abandonnés les uns après les autres par tous les constructeurs. Aujourd’hui le rayon des tablettes tactiles est au moins aussi important dans les magasins que le rayon des PC traditionnels.

Avec l’Apple Watch, l’Apple post Steve Jobs va prouver que l’ADN de Steve est encore bien présent dans la société.

Pour avancer dans cette réflexion sur l’Apple Watch, il faut déjà se poser la question : qu’est-ce que l’Apple Watch ? Est-ce simplement un écran miniature déporté de son téléphone qui ne permet pas de faire grand chose de plus à part prendre son pouls ? Qu’est-ce qu’elle apporte réellement ?

L’Apple Watch ne permet pas de faire beaucoup de choses en plus de ce que l’on fait déjà avec son iPhone, elle n’est pas faite pour ça. Mais, donner l’accès instantané à des informations essentielles en un coup d’oeil, un peu comme si notre corps devenait connecté, est dans la pratique loin, très loin d’être gadget.

L’Apple Watch casse notre dépendance au portable
L’Apple Watch ne nous rend pas plus dépendant ou accro à Internet ou notre téléphone, bien au contraire, elle nous libère de cette profusion d’informations qui parviennent aujourd’hui sur notre smartphone en ne nous remontant que ce qui compte vraiment en un coup d’oeil. Je me souviens de cette vidéo « Look Up » https://www.youtube.com/watch?v=Z7dLU6fk9QY qui voulait nous sensibiliser sur notre dépendance au portable et les conséquences sur notre quotidien. L’Apple Watch va nous éviter de se retrouver en permanence à perdre du temps sur son smartphone après avoir été rappelé sur son écran par une notification inutile.

L’Apple Watch nous informe en toute circonstance
Il y a des situations où sortir son portable est peu pratique voire impossible : quand on marche dans la rue, à vélo, en voiture, quand on est chargé, etc. Il y a des situations où l’iPhone est trop loin (dans le sac d’une femme par exemple) pour informer d’un prochain rendez-vous avec efficacité ou même pour recevoir un appel. L’Apple Watch apporte la meilleure des solutions dans ces différents contextes du quotidien. Elle ne prétend rien de plus même si elle propose des features très cool à côté.

Avec l’Apple Watch, l’utilisation de Siri prend tout son sens. En un instant on peut demander à Siri de nous rappeler de faire quelque chose. Qui utilisait Siri pour faire la même chose avec son iPhone ?

Une intégration très « Apple » qui casse les codes encore une fois
Ce qui m’a le plus bluffé avec l’Apple Watch c’est le Taptic Engine. Ce système qui donne l’impression que l’Apple Watch vous tapote le poignet pour vous prévenir de quelque chose. C’est incroyablement efficace et discret. La différence des tapotements peut même vous informer sur le type de notification avant même que vous regardiez l’écran.

Ce qui est disruptif notamment avec l’Apple Watch c’est que pour la première fois, un constructeur fait d’un objet technologique un objet de luxe et d’un objet de luxe un objet technoloque (Vertu a fait d’un objet technologique un objet de luxe mais pas l’inverse).

L’Apple Watch est belle et très bien finie. Elle est certes au moins 2 fois plus chère que les autres montres connectées mais c’est un autre produit et on a envie de le porter. La concurrence a esquissé les idées basiques de ce que pourrait apporter une smartwatch. Apple a créé une rupture entre l’Apple Watch et les autres produits.

Prédictions

A terme je suis convaincu que les utilisateurs connectés finiront (même si ça peut prendre quelques années) par adopter une montre comme l’Apple Watch et je pense même qu’ils ne pourront plus porter de montres classiques.

On peut aussi imaginer qu’en prenant le pouls en permanence et en étant capable via l’iPhone de connaître précisément sa position, l’Apple Watch pourra sauver des vies.

Reach : Comment Facebook a pris vos fans en otage ?

Artistes, blogueurs, journalistes, personnes d’influence, entrepreneurs, vous avez tous travaillé depuis des années pour rassembler un maximum de fans sur votre page fan Facebook. Vous avez cherché les meilleurs idées, les trucs les plus cool pour les amener à cliquer sur ce satané bouton « LIKE ». Seulement voilà, depuis quelques années, c’est de pire en pire, quand vous postez quelque chose, de moins en moins de fans vous lisent.

Comment expliquer ce phénomène ?

L’explication est très simple : Si vous voulez parler à VOS fans, vous devez maintenant payer. En quelque sorte, ils sont pris en otage et vous devez payer une rançon à chaque fois que vous voulez vous adresser à eux. Autrement, Facebook prendra bien soin de limiter la portée de votre message (ce que l’on appelle le « reach »).

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Le reach va encore baisser sur les pages Facebook à partir de janvier prochain

Facebook l’a annoncé via son blog. Comme le souligne le JDN (cf le lien plus bas), Facebook justifie sa décision par une enquête qui aurait révélée la lassitude des utilisateurs devant les nombreux messages publicitaires sur leur feed.

Voici l’évolution du reach moyen depuis 2 ans.
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Qu’en est-il sur Twitter et sur Instagram ?

Twitter
Il est très difficile de savoir ce qu’il en est du reach sur Twitter. Ce qui est sur, c’est que contrairement à Facebook, Twitter ne limite pas volontairement le reach de vos tweets.

Wired, fin 2010, estimait que 71% de nos tweets n’étaient pas lus. Avec les années, il est probable que la situation soit pire aujourd’hui. La principale raison de ce faible reach est la concurrence des autres comptes que suivent vos followers. Par exemple : si l’un de vos followers ne suit qu’une vingtaine de comptes, il a de fortes chances de lire tous vos tweets. Si au contraire, il suit 500 autres comptes, à moins qu’il soit connecté sur Twitter au moment où vous tweetez, il est fort probable qu’il passe à côté de ce que vous publiez devant la quantité de tweet qui seront venus entre-temps pousser très loin derrière votre tweet.

Instagram
Il y a également peu de données sur le reach moyen sur Instagram. De la même manière que Twitter, Instagram n’opère pas de limitation volontaire du reach de vos publications. Les publications sur Instagram sont pourtant plus efficaces. D’abord parce que les utilisateurs d’Instagram suivent moins de comptes que les utilisateurs de Twitter, mais aussi parce qu’on a tendance à moins publier sur Instagram que sur Twitter.

Finalement la principale limitation d’Instagram est dans son concept : Pas de liens vers des articles, sur Instagram, on ne partage que des photos. La stratégie de communication sur Instagram ne peut donc pas être la même que sur Twitter et Facebook mais c’est probablement l’un des réseaux social les plus pertinents aujourd’hui pour s’adresser à une communauté avec efficacité.

Room et Snapchat : des solutions avec un reach proche des 100%

Room
Dans Room, l’approche est différente. Il n’y a pas UN feed qui mélange toutes les pages que vous suivez ou les publications de vos amis, mais plusieurs Rooms, séparées les unes des autres, dans lesquelles vous êtes membre. Quand vous êtes dans la Room d’un artiste ou d’un blog, vous ne pouvez donc pas rater la moindre publication. Vous ne serez pas membres d’autant de Rooms que vous êtes fans de pages Facebook mais au moins vous ne passerez pas à côté des publications qui vous intéressent.

Pour le blogueur, Room est probablement la solution la plus pratique pour rassembler sa communauté de lecteurs et surtout pour pouvoir la « reacher » totalement. Sans compter qu’elle permet une véritable interaction entre les membres d’une même Room.

Snapchat
Snapchat apporte une approche encore différente. Si vous rassemblez une communauté sur un compte Snap pour votre blog ou en tant qu’artiste, votre reach est également très élevé. Le format est vraiment cool même s’il ne permet pas d’interactions entre les membres de votre communauté.

En conclusion

Lorsque l’on est blogueur, artiste, journaliste, chef d’entreprise, il est plus que souhaitable de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier pour la gestion de sa communauté. Il est essentiel de comprendre les avantages des différentes solutions et leurs limitations. Même s’il est incontournable d’avoir une présence forte sur Facebook et Twitter, il est indispensable, afin de conserver un reach satisfaisant sans se ruiner, d’envisager d’autres solutions comme Instagram, Room ou Snapchat. Ca n’est pas tellement plus couteux de varier ses partages et nettement plus prudent au regard de la situation actuelle avec les pages Facebook où il est maintenant indispensable de payer pour s’adresser à la communauté qu’on a mis des années à se constituer.

Autres articles sur le même sujet :
http://techcrunch.com/2014/04/03/the-filtered-feed-problem/
http://www.digitalmusicnews.com/permalink/2014/11/14/facebook-making-even-harder-reach-fans
http://www.journaldunet.com/ebusiness/crm-marketing/facebook-diminution-reach-marques-1114.shtml
http://blognewsintelligence.kantarmedia.fr/2014/09/08/le-reach-sur-twitter-un-indicateur-daudience-pertinent/

L’avenir des réseaux sociaux

10 ans après l’arrivée de Facebook, où en sommes nous ? Et surtout, qu’en sera-t-il demain ? Snapchat, Secret, Whisper, Ello, est-ce un rétropédalage ?

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Introduction

Ces 10 dernières années, il y a eu deux apports majeurs qui nous ont menés là où nous sommes aujourd’hui :

Facebook

Quand on crée une startup, on veut changer le monde. Rares sont ceux qui y parviennent. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas Facebook, c’est indéniable, Mark Zuckerberg est de ceux là.

En créant Facebook, il a fait tomber une barrière de plus dans la communication entre les hommes. Il a inventé la viralité. Il a donné à chacun le pouvoir de devenir une voix portée dans le monde entier à une vitesse incroyable et ça a changé le monde. Ca a aussi permis à d’autres approches comme Twitter d’émerger et à leur tour de changer les choses.

L’iPhone

En 2007, quand Steve Jobs lance l’iPhone, à son tour, il change la donne. Rappelez vous à quoi ressemblait le monde de la téléphonie mobile avant l’iPhone. Les plus geeks d’entre nous avaient des smartphones qui convenaient, il faut le reconnaitre, qu’à des utilisateurs très avertis. Et les autres avaient de vulgaires téléphones avec lesquels les gens téléphonaient et envoyaient des SMS, et c’est tout ! Aujourd’hui, qu’on soit sur iPhone ou sur Android, nous sommes connectés. Nous le sommes même bien plus que derrière notre ordinateur. Avec les iPhone et assimilés, la communication entre les hommes s’est amplifiée, elle est omniprésente. Elle est même devenue un besoin vital pour beaucoup d’entre nous.

L’évolution de nos comportements en 10 ans

2004 – 2010 : Les grandes années Facebook

L’arrivée de Facebook a fait couler beaucoup d’encre sur le risque d’exposer sa vie privée. Et pourtant, pour la majorité d’entre nous, au début de Facebook, on acceptait tout le monde en « ami » et on postait tout de notre vie, tout le temps. A cette époque, Zuckerberg l’avait clairement dit « la vie privée n’est plus une norme sociale ».

2010 – 2012 : Nos « amis » Facebook, les Facebook Fails : Nos comportements changent.

Après plusieurs années d’utilisation, nos amis Facebook ne sont plus vraiment que nos amis. Il y a des proches, des moins proches, des gens du travail, des vagues connaissances, des personnes croisées il y a des années dont on ne se souviens même plus, bref. plus vraiment que des amis.

Nous avons tous connu des « Facebook Fails » :

Ce moment où l’on regrette d’avoir posté quelque chose qui a été mal interprété. Ce moment où l’on se fait taguer sur sa photo de soirée d’anniversaire alors qu’on n’a pas invité nos 400 Facebook friends et donc qu’on en vexe la moitié. Ce moment où cette ex nous a retrouvé sur Facebook et nous a ajouté créant une bonne dispute dans le couple. Ce moment où un ami fait remonter une vieille photo (en la commentant) qu’on aurait préféré oublier.

La conséquence est qu’aujourd’hui, de moins en moins de gens postent de contenus privés sur Facebook. Les partages sont essentiellement des vidéos YouTube ou des articles. Si bien que mon feed Facebook ressemble maintenant à un agrégateur d’informations. Il y a les posts des pages que je suis comme le Huff ou le NY Times et les articles que mes amis Facebook partagent, mais plus rien sur les vacances de mes « amis », leurs soirées arrosées,  ou sur leur humeur du jour !

En 2010 l’arrivée d’Instagram montre déjà quelque chose d’intéressant. Qui sont nos amis Instagram ? La plupart du temps, pour ceux qui ont un Instagram privé, ils sont moins nombreux et correspondent beaucoup plus à nos vrais amis : Nous avons été éduqués entre 2004 et 2010.

2012 – 2014 : Le rétropédalage, une bonne idée ? ou pas…

Alors que les jeunes désertent de plus en plus Facebook qu’ils considèrent comme le réseau de leurs parents, la majorité des initiatives nouvelles prennent Facebook à contre-pied.

Snapchat, Secret, Whisper : On partage sans conséquence, soit parce que le message se détruit au bout de quelques secondes, soit parce qu’on est anonyme.

Je vois bien l’intérêt de SnapChat. Je peux comprendre aussi le côté marrant de Secret ou Whisper, mais quelle est la finalité en étant anonymes ? Il y a une maitrise de sa vie privée, certes, mais la composante sociale, où est elle ?

Ello se proclame anti-Facebook, mais en quoi Ello diffère vraiment de Facebook ? Pourquoi recommencer Facebook alors qu’il y a deja Facebook ? Pour ne plus avoir de pub ? Vraiment ?

L’avenir : Les groupes

Le prochain enjeu des réseaux sociaux est là. Celui qui saura adresser les groupes apportera clairement sa pierre à l’édifice.

Google a mis le doigt dessus avec les Circles sur Google + mais a échoué. D’autres ont essayé et ont échoué. Pourtant c’est bien là que l’avenir se trouve.

Cela ne veut pas dire que ça va remplacer Facebook, mais ce besoin de communiquer en groupe en privé est un besoin auquel il faut répondre et qui doit s’ajouter aux autres usages.

Les utilisateurs ont toujours autant besoin de partager qu’avant mais ils ne veulent plus le faire sur Facebook dans toutes les circonstances. Facebook le sait mieux que tout le monde et c’est pour cette raison qu’ils travaillent sur Moments, une application – dont l’objet a été dévoilé il y a quelques jours par TechCrunch – qui consiste à permettre aux gens de partager dans des cadres plus privés.

C’est aussi pour cette raison que depuis fin février dernier je travaille, avec mon associé, sur un nouveau projet qui s’appelle Room. Room est une nouvelle manière de communiquer sur mobile. C’est une application (iPhone et Android) qui permet de créer des mini réseaux sociaux privés, confidentiels et sécurisés (jusqu’à 500 personnes). Pas de profils compliqués à remplir, juste un pseudo et une photo. La creation d’un réseau (appelé une Room) ne prend que quelques secondes. Les utilisateurs peuvent le rejoindre par invitation ou avec un mot de passe.
L’intérieur d’une Room est un mur où les membres peuvent partager textes et medias, commenter, liker et se parler en aparté dans un chat privé. Chaque room est un univers différent avec des personnes différentes, des comportements différents. Tout est permis. C’est privé. Ce qui se passe dans la Room reste dans la Room !

Est-ce que Room sera la réponse attendue ? Je suis mal placé pour donner une réponse objective mais ce qui est sur c’est que si ça n’est pas Room, une approche relativement similaire s’imposera.

A lire également : http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/07/28/pragmatique-mark-zuckerberg-a-change-d-avis-sur-la-vie-privee_4463811_4408996.html

Pour plus d’information sur Room : https://appsto.re/fr/NpcV2.i

iPhone 5S : Apple sur le déclin ?

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Mercredi dernier, Apple présentait à Cupertino les nouveaux iPhones. Comme après chaque keynote depuis la mort de Steve Jobs, tout le monde en parle et tout le monde exprime sa déception. Faut-il être déçu par ces nouveaux iPhones ?

En 2007, en sortant l’iPhone, Apple a complètement révolutionné le monde de la téléphonie mobile. Beaucoup des grands acteurs de cette époque (Nokia, Blackberry, etc) peinent à survivre 6 ans plus tard. Apple avait alors plusieurs années d’avance. Chaque année nous avions droit à une nouvelle version de l’iPhone encore plus aboutie, et tout le monde applaudissait.

Before and After iPhone

Aujourd’hui le paysage a changé. Google est entré dans la course en reprenant les avancées majeures d’iOS et en adoptant avec Androïd la même stratégie que Microsoft à l’époque du premier Windows. Le fabricant qui tire le mieux son épingle du jeu en sortant des téléphones sous Androïd est évidemment Samsung dont le Galaxy est le principal concurrent de l’iPhone, celui que l’on compare systématiquement avec l’iPhone.

Les 3 dernières versions de l’iPhone (iPhone 5S, iPhone 5 et iPhone 4S) ont entrainé après leur présentation l’expression de déceptions. Apple n’aurait plus la capacité à innover depuis que Steve Jobs n’est plus alors que Samsung propose des produits plus ouverts (lecteur de carte SD pour étendre la mémoire, lecture native de divx, etc) qui sont meilleurs à chaque génération.

La courbe de l’innovation se tasse

Est-ce qu’Apple n’est plus à la hauteur ? La réalité est à mon avis bien différente. Je pense que nous arrivons à un stade où l’innovation sur les smartphones devient de plus en plus compliquée. Elle n’est pas impossible mais elle se tasse inévitablement parce que nous avons des produits de plus en plus aboutis. Samsung a bénéficié d’un sursit parce qu’ils partaient de bien plus bas. Ils devaient se mettre au niveau de l’iPhone. Aujourd’hui on peut préférer un Galaxy pour son écran plus grand ou son autonomie meilleure, ou même pour son côté plus ouvert que l’iPhone mais au final, sur le plan de l’innovation, tout cela est du détail. La réalité devient la même pour Samsung et Apple et le décès de Steve Jobs n’y est pour rien là dedans : la révolution n’est pas possible chaque année (du moins dans un même secteur). Apple en souffre évidemment plus parce qu’ils nous ont habitué à mener la danse, la déception est donc plus grande. Avons-nous cependant raison d’être déçus par l’iPhone 5S ?

L’autonomie et l’authentification : Les 2 enjeux majeurs de demain

Je pense que les 2 enjeux majeurs à venir dans l’informatique au sens large sont : l’authentification et l’autonomie. L’autonomie a réellement le potentiel d’évoluer. Nous passons notre vie à recharger nos « devices ». Une batterie qui pourrait tenir un mois ou plus laisse rêveur. Ce sera certainement l’un des enjeux de demain. Il semblerait d’ailleurs qu’Apple embauche des spécialistes de l’énergie solaire…

L’authentification est aujourd’hui aussi un vrai problème. Plus le temps passe et plus ce problème sera important. Nous sommes débordés de mots de passe. Ces mots de passe doivent être de plus en plus compliqués (au moins un chiffre, une lettre, une majuscule, parfois même un symbole : Au secours !). Il est déconseillé d’utiliser le même mot de passe partout. C’est donc de plus en plus compliqué et pourtant nos données sont de plus en plus sensibles (vie privée, données bancaires, etc). La seule solution radicale et sécurisée est la biométrie. L’iPhone 5S introduit cette possibilité et c’est loin, très loin d’être un gadget. C’est probablement la plus grande révolution depuis l’introduction de l’AppStore dans iOS qui avait introduit un nouveau mode de consommation d’Applications. Apple prépare ce terrain depuis un moment maintenant. L’introduction d’iCloud Keychain dans iOS 7 et Mac OS X Maverick en est la preuve. A terme, Apple a probablement l’ambition de faire de votre doigt la clé de tout ce qui a besoin d’être sécurisé sur Internet.

L’utilisation d’un capteur biométrique n’est pas une nouveauté, on l’a vu sur de nombreux PC. Aucun industriel n’a réussi cependant à l’introduire comme un standard. Apple en a la possibilité en l’intégrant à l’iPhone 5S et probablement à tous les futurs iPhones et Macs. (Je leur fais par ailleurs totalement confiance dans leur capacité à généraliser cette technologie mieux que tout le monde, Cf l’iPod). Les enjeux sont énormes et ils le savent. S’ils réussissent leur pari, ils pourraient à terme prendre une commission (très faible) sur des transactions bancaires sécurisées via Touch ID, je vous laisse imaginer ce que ça peut représenter.

Le coprocesseur M7 ouvre de nouvelles perpectives d’usage

Le coprocesseur M7 permet une mesure des données du mouvement accrue. Il permettra notamment de mesurer un positionnement indoor. Nous pourrons donc évaluer notre position dans un centre commercial, être guidé vers la boutique qui nous intéresse ou dans un parking vers la place libre la plus proche ou d’autres applications que nous n’imaginons même pas encore.

L’iPhone 5S apporte donc bien plus que ce que les gens semblent dire. Comme toute nouvelle technologie, il va simplement falloir un peu de temps avant que les gens le réalisent.

Ma conclusion en 3 tweets :

Apple a toujours la vision juste même si l’innovation se tasse dans le monde des smartphones.

L’authentification et l’autonomie sont 2 enjeux majeurs. L’iPhone 5S prépare la révolution de l’authentification en introduisant la biométrie dans nos usages.

Le coprocesseur M7 va nous permettre d’être guidés en indoor vers des places libres dans des parkings ou des boutiques dans des centres co.