Le signal faible qui va tout changer ?

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Ça n’a probablement échappé à personne : Jean-François Copé a estimé sur Europe 1 qu’un pain au chocolat coutait « aux alentours de 10 à 15 centimes ».

On pourrait se dire :
« Il a confondu avec la putain de sauce des nems à 15 centimes du traiteur chinois » ou plus sérieusement « Ce que raconte Copé, ça n’est pas comme si c’était important ! » ou « Il y a eu pire : El Khomri, Ministre du Travail, ne savait pas que l’on pouvait renouveler au maximum 2 fois un CDD tout en voulant réformer le travail ! » ou encore « NKM pensait qu’un ticket de métro coutait 4 euros » . Et puis il y a aussi eu Nicolas Sarkozy qui ne connaissait pas Le bon coin (utilisé par plus de 30 millions de français) ou Alain Juppé qui ne connaissait pas BlaBlaCar, l’une des rares licornes françaises, fierté de la french tech avec Vente-privée, Criteo et OVH (startups valorisées à plus d’un milliard de dollars).

Et si finalement, cet événement était ce que l’on appelle un signal faible ?
En Intelligence Économique, les signaux faibles sont des éléments d’actualité à l’importance sous-estimée, mais augurant d’importants changements à venir.

Et si finalement, nous étions à l’aube d’un renouvellement total en politique dont l’estimation totalement à l’Ouest du pain au chocolat de Copé était l’élément déclencheur ?

L’élément révélateur qui nous pète en pleine gueule et nous fait réaliser qu’une personnalité politique, pour pouvoir prendre les bonnes décisions, ne peut pas être déconnectée des réalités de la vie, de nos vies. Le prix du pain au chocolat, du ticket de métro, du litre d’essence, la réalité de l’emploi, les règles du CDD, les nouveaux moyens d’arrondir les fins de mois avec l’économie collaborative comme blablacar – et le phénomène sociétal assorti – sont des éléments de la vie réelle que l’on ne peut ignorer surtout lorsque l’on prétend pouvoir l’améliorer !

Ce genre de sortie est insupportable, inacceptable. Copé et les autres, rendez vous service et rendez nous service : arrêtez la politique ! Ça ne passe plus, on est au bout.

Pour terminer, voici un post Facebook de Baptiste Beaulieu qui exprime bien le ras le bol de cette manière de faire de la politique :

https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fpermalink.php%3Fstory_fbid%3D1812765602338255%26id%3D100008144984241&width=500

La révolution n’est pas loin.

L’élection d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris est-elle légitime ?

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Voilà plusieurs années que l’on nous bassine avec l’affaire Bygmalion : Sarkozy aurait été mauvais joueur et aurait dépensé trop – en connaissance de cause – pour sa campagne de 2012. Tout le monde en parle, tous les médias, Léa Salamé, Pujadas, tout le monde. Pourtant il faudrait quand même rappeler 1) qu’il n’a PAS été élu en 2012, 2) que l’UMP a été épinglée sur ce sujet – puisqu’ils n’ont pas été remboursés des frais de campagne – et 3) que Sarkozy n’a JAMAIS été condamné à ce jour dans cette affaire.

Mais peu importe, chez nos bienpensants préférés, on s’offusque toujours avec la même ferveur sur Bygmalion comme s’il s’agissait d’un crime contre l’humanité… Et pourtant, quand on regarde à gauche, il y a plus grave. Bien plus grave.

Grâce à Bernard de la Villardière dans son excellente émission Dossier Tabou, une affaire – qui n’avait été que très peu relayée – a été révélée au grand jour. La mairie de Paris par clientélisme a fait financer sur le dos du contribuable parisien (que je suis au passage) en contradiction totale avec la loi sur la laïcité de 1905, une mosquée baptisée : L’institut des Cultures d’Islam. Dans un billet sur son blog, un élu au Conseil de Paris explique pourquoi il est contre ce projet. Ce projet phare du second mandat de Bertrand Delanoë – ancien maire de Paris dont Anne Hidalgo a été première adjointe de 2001 à 2014 – remet largement en cause l’élection du PS à la mairie de Paris.

Un courageux Parisien a assigné la mairie de Paris sur cette affaire et l’a faite condamner.
(cher journal Le Parisien, c’est la mairie de Paris qui est pointée en justice pas l’intitut !)

Contrairement à Bygmalion, là il y a une vraie condamnation du tribunal. Et contrairement à Bygmalion aussi, il y a eu une vraie conséquence : l’élection du PS à la mairie.

À la suite de cette condamnation – qui a eu lieu après son élection – Anne Hidalgo a retourné sa veste et suspendu la construction d’un second bâtiment (oui il devait y avoir un second bâtiment !) qui devait à nouveau être financé par la mairie. Bruno Julliard, son premier adjoint avait alors déclaré : « Cette décision ne casse pas la vente (à la grande mosquée de Paris) ni la présence du culte rue Stephenson, mais elle nous empêche de reproduire le même schéma rue Polonceau. »

Alors que des voix ont donc été achetées sur notre dos en brandissant ce projet pharaonique de mosquées financées par le contribuable parisien pour la somme de 28 millions d’euros, peut-on considérer l’élection du PS à la mairie de Paris – celle de Delanoë et maintenant d’Anne Hidalgo – comme légitime ?