Vous n’effacerez jamais le lien entre Israël et le peuple juif

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Depuis des milliers d’années, le peuple juif fête Pessah. La Pâque juive qui symbolise la sortie d’Egypte : la libération des juifs de l’esclavage pour se rendre en Israël, la Terre Promise.

Le seder de Pessah (repas familial rituel de Pessah) fut le dernier repas de Jesus, il y a près de 2000 ans (la fameuse Cène représentée plus haut par Marco d’Oggiono – 1506-1509).

Dans toutes nos prières, depuis des milliers d’années, nous mentionnons Israël. Des vestiges archéologiques datant de plus de 3000 ans prouvent la présence juive en Israël. Le premier temple de Jérusalem qui abritait l’arche d’alliance (où se trouvaient les 10 commandements) date du Xe siècle avant JC. Le second temple de Jerusalem construit environ 500 ans avant JC et étendu par Hérode – qui fit construire l’esplanade du temple aujourd’hui appelée par nos journalistes « Esplanade des mosquées » – fut détruit en 70 par Titus. Il ne reste aujourd’hui que les ruines du mur qui soutenait l’esplanade du temple : le mur de Jerusalem (ou mur des lamentations).

Ce mur est le lieu le plus saint du judaïsme parce qu’il est le lieu le plus proche -accessible aux juifs – du « Saint des Saints », la partie centrale du temple de Jerusalem, le sanctuaire qui abrite l’arche d’alliance, où a été construite la mosquée du Dôme du Rocher dans la partie de Jerusalem que nos journalistes appellent aujourd’hui « Jerusalem-Est occupée ». C’est la raison pour laquelle de nombreux juifs religieux tentent d’aller prier sur l’esplanade pour se rapprocher au maximum du Saint des Saints, ce qui est perçu comme une provocation par les palestiniens.

Le 16 avril dernier, à l’UNESCO, une résolution proposée par de nombreux pays arabes (l’Algérie, l’Egypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan) qui nie le lien entre les juifs et Israël a été adoptée. Cette motion fait notamment du mur de Jerusalem un lieu Palestinien. La France a voté pour.

Comme le dit mon ami Oudy Bloch, « voilà comment en une motion, on efface 3 500 ans d’histoire juive à Jérusalem ».

Alors oui comme tous les juifs, je suis indigné, je me dis aussi que la soumission est en marche, qu’une fois encore, on troque ses juifs en pensant avoir la paix en échange, mais ce que je me dis surtout c’est que j’emmerde l’UNESCO, l’ONU, et tous les politiques français ou étrangers qui se soumettent. Israël existe et Israël est fort aujourd’hui. Pour cette raison, nous ne serons plus jamais les victimes de votre connerie. Vous pouvez boycotter autant que vous voulez, faire de la désinformation au sujet d’Israël, casser du juif, faire l’apologie du terrorisme, faire vos commentaires antisémites sur Facebook, manifester contre Israël, ou encore devenir des collabos des temps modernes comme mes concitoyens d’extrême gauche, nous serons encore là et attachés à Israël, quoi que vous fassiez. Vous n’effacerez jamais le lien entre Israël et les juifs. Jamais.

Lettre ouverte à Renaud

Renaud-Album

Cher Renaud,

Je voulais te dire à quel point tu m’as touché avec ta dernière chanson « Hyper cacher ».

Tu as décidé de faire une chanson pour parler individuellement de l’Hyper cacher. Ce simple choix fait de ta chanson une chanson engagée.

Le 11 janvier 2015, nous étions 4 millions à « être Charlie » Place de la République. Tout le monde condamnait évidemment aussi l’Hypercacher mais personne ne serait descendu dans la rue pour ça, comme personne n’était descendu dans la rue pour les enfants assassinés dans une école juive 3 ans plus tôt. Depuis janvier 2015, les rassemblements devant l’hypercacher n’ont malheureusement rassemblé – quasiment – que des juifs. La récente commémoration annuelle a même été organisée par le CRIF…

Il ne s’agit pas là de faire de la concurrence victimaire mais simplement de remarquer que lorsque des juifs sont assassinés, en France ou ailleurs, habituellement, seuls les juifs s’en émeuvent. Et toi, tu en écris une chanson. Le tout sans basculer dans le convenu ou l’émotion artificielle, avec un ton juste, émouvant et tant de sincérité…

Tu ne t’arrêtes pas là ! À la fin de ta chanson tu dis :

Qu’ils reposent à Jérusalem
Sur la terre de leurs pères
Au soleil d’Israël
Je veux leur dédier ce poème
Leur dire qu’ils nous sont chers
Qu’on n’oubliera jamais 

Je t’avoue que j’ai du mal à m’en remettre. Il est donc possible de comprendre ce qui semble être une subtilité inaccessible pour tellement de gens : l’attachement des juifs pour Israël, sans pour autant les considérer comme des étrangers mais au contraire comme des frères. Il est donc possible de parler de Jerusalem sans dire « Jerusalem-Est occupé et annexé » mais au contraire parler de « la terre de leurs pères ».

Merci Renaud de m’avoir redonné de l’espoir et de m’avoir donné un peu plus le sentiment que ma place, en tant que français juif, est encore en France.

Merci.

Frank-David

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Hyper cacher – Renaud

C’était un p’tit endroit pépère
Tout près du métro St Mandé
Qui vendait des produits casher
Pour les habitants du quartier
Un individu cagoulé
Suintant la haine de tous les pores
Armé comme un fourgon blindé
Et venu pour semer la mort
Soudain au magasin casher
Ce fut l’enfer, ce fut l’enfer

Il a tiré à tour de bras
Avec de la haine plein les yeux
Sur tout ce qui portait kipa
Sur les enfants, sur les p’tits vieux
Certains mouraient les bras en l’air
D’autres se cachaient où ils pouvaient

Le sang glacé c’était la guerre
Près du métro St Mandé
Et dans le magasin casher
C’était l’enfer, c’était l’enfer

Mais quelle est cette époque immonde ?
Nous avons perdu l’essentiel
Avec de la peur plein le monde
Avec de la haine dans le ciel

Qu’ils reposent à Jérusalem
Sur la terre de leurs pères
Au soleil d’Israël
Je veux leur dédier ce poème
Leur dire qu’ils nous sont chers
Qu’on n’oubliera jamais
Leur dire qu’ils nous sont chers
Qu’on n’oubliera jamais