«Révolte des banlieues»: Des attaques qui cachent le désespoir des jeunes de banlieue

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Plusieurs personnes poignardées à Paris, fusillade dans un bus, attaque à la voiture bélier contre une école catholique de Levallois. Si ça arrivait, voilà ce que vous liriez dans la presse.

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«Révolte des banlieues»: Des attaques qui cachent le désespoir des jeunes de banlieue

CONFLIT – Les attaques à l’arme blanche se multiplient à Paris, et en banlieue…

Depuis plusieurs jours, l’expression fait florès dans les médias. Les émeutes en banlieue serait entrées dans une nouvelle phase, « la révolte des banlieues ». En dix jours, près d’une vingtaine d’attaques ont été recensées, venant essentiellement de jeunes musulmans de banlieue et dirigés contre des catholiques à la sortie des églises ou des juifs à la sortie des synagogues au hasard. Ces jeunes ont pris ce qu’ils avaient sous la main : des couteaux de cuisine. En réponse, la police a renforcé les mesures sécuritaires, le plan vigipirate est passé en écarlate foncé, une répression accrue. Mais les foyers de violence sont en train de se multiplier, de Saint-Denis à Villiers-Le-Bel en passant par Paris. A première vue, tout semble concourir à l’explosion d’une guerre civile.

Une révolte est un soulèvement populaire spontané et violent. En Banlieue, on se souvient des émeutes de 2005 et des émeutes pro-Gaza de l’été 2014. Mais, pour le cas présent, « on ne peut pas encore parler de révolte, nuance Xavier Fauxnom, doctorant en Sciences politiques à l’Institut français des villes périphériques, spécialiste de la politique communautaire. Cela fait cinq ans qu’à chaque nouvelle flambée de violences, j’entends ce terme ressurgir, mais c’est quelque chose qu’on ne peut juger que sur le temps long. Concentrons-nous sur les faits, plutôt que sur la course aux appellations bidons. » Car la situation actuelle reste particulièrement inquiétante. « Il y a quelque chose de l’ordre du désespoir chez ces jeunes, quand on voit le caractère suicidaire de ces attaques », explique le chercheur.

La génération La Haine

Le profil des assaillants interpelle. Jeunes, très informés et loin d’être des extrémistes religieux, ils agissent seuls, sans coordination, de leur propre chef. « C’est la génération La Haine, celle née après la sortie du film du même nom. Ils n’ont jamais rien connu d’autre que les affrontements entre bandes rivales, les contrôles d’identité et les humiliations, détaille le chercheur. Aujourd’hui, cette jeunesse n’a que deux possibilités : accepter un statu quo intenable ou agir. »

Il faut ajouter à cela qu’en 2015, il y aurait déjà eu 151 attaques à caractère islamophobe, selon le journal Jihad en Europe. La plus tristement célèbre est l’incendie de la mosquée d’Auch. Et si les imams sont très doués pour contrôler d’une main de fer les militants les plus extrémistes, Ils ne peuvent pas empêcher des éléments indépendants, envahis par la colère et déçus des politiques, de passer à l’acte.

« Les jeunes de banlieue se disent « si on ne fait rien, ils vont continuer à manquer de respect à l’Islam, à dessiner Mahomet » », confirme Xavier Fauxnom. Pour l’instant, les différents soulèvements (à Saint-Denis, à Villiers-le-Bel et à Paris) n’ont pas encore convergé. Mais il est impossible de savoir ce qu’il peut arriver. Une chose est sûre pour le chercheur : « Les révoltes précédentes ont charrié leur lot de morts, sans changer la situation de ces jeunes. »

Victor Virgule

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Vous l’avez compris, cet article est un détournement. Un détournement pour vous faire réagir…

Imaginez simplement si tous les jours des français se faisaient poignarder et tuer à Paris ou dans d’autres villes françaises. Qu’en marchant dans la rue vous ayez en permanence cette appréhension que quelqu’un va surgir pour vous planter dans le dos. Que le soir en rentrant chez vous, vous ne soyez pas sûrs de retrouver vos enfants en vie.

Imaginez l’indignation si des journalistes d’autres pays justifiaient les actes des frères Kouachi, de Merah, ou de Coulibaly en parlant du désespoir de cette jeunesse musulmane de banlieue plutôt qu’en s’attardant sur les victimes innocentes, ceux qui sont morts. C’est exactement ce qu’a fait Victor Point du journal 20 minutes dans son torchon que je viens de détourner ( http://m.20minutes.fr/monde/1707287-intifada-couteaux-attaques-cachent-desespoir-jeunesse-palestinienne ).

J’ai écrit de nombreux articles sur la désinformation très présente dans nos médias lorsqu’il s’agit d’Israël, sur l’importance des mots utilisés pour relayer une information ou la biaiser, etc. C’est très grave. Ce genre d’articles créent le terreau favorable aux actes terroristes de demain, notamment contre la communauté juive mais pas seulement. Merah voulait « venger les enfants palestiniens », il a tué des enfants français juifs mais il a aussi tué des militaires français, il ne faut pas l’oublier. A chaque fois que j’essaye d’attirer l’attention de mes compatriotes sur le fait que cette guerre contre l’islamisme nous concerne tous, seuls mes compatriotes juifs (ou quasiment) y sont sensibles. Je ne comprends pas pourquoi… Peut-être vous sentez-vous moins concernés lorsque ce sont des juifs qui sont visés parce que vous assimilez ces actes au conflit israélo-palestinien ? Ceci expliquerait que nous ayons été 10 000 seulement pour manifester contre les attentats de Merah alors que nous étions 4 millions pour ceux de Charlie Hebdo. Quelle erreur d’appréciation ! Nous sommes français avant d’être juif et nous ne sommes pas israéliens. Nous sommes tous dans le même bateau.

Le terrorisme palestinien est motivé par exactement la même idéologie que celle des terroristes de Charlie ou celle du terroriste qui aurait pu faire un carnage dans le Thalys : Lutter contre l’Occident, contre les mécréants, contre les juifs, contre les ennemis du vrai Islam. Les 70 vierges, les martyrs, les Allah ou akbar, c’est la même histoire, la même logique.
Ce sont exactement les mêmes ennemis, c’est exactement le même fanatisme. Réveillez-vous et ne laissez pas la bien-pensance vous paralyser. Ne laissons pas ce sujet si important aux Nadine Morano ou autres Marine Le Pen. Il nous concerne tous, nous en souffrons et en souffrirons tous, chrétiens, musulmans, juifs, athées, etc. Nous étions 4 millions le 11 janvier pour dire NON à l’islamisme radical, nous ne devons pas faire de différence dans notre appréciation de l’islamisme, qu’il s’appelle Etat Islamique, Boko Haram, Al-Quaïda, Hamas, ou Fatah. Nous devons nous soulever systématiquement lorsque des innocents sont assassinés au nom de ce fanatisme. Rien ne justifie jamais la mort d’innocents.

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